Le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC), Nice

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Situé au cœur de la ville, le MAMAC de la Ville de Nice est inauguré en 1990 et fait partie d’un ensemble culturel comprenant notamment le Théâtre National de Nice, la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale et le Forum de l’urbanisme. 

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L'Architecture du Musée 

 

Parvis du MAMAC, à gauche Alexander Calder, Stabile mobile, 1970; à droite bernar Venet, Sculpture ©ADAGP, Paris, 2015. Photographie M. Anssens.

Parvis du MAMAC

Situé au cœur de la ville, le MAMAC de la Ville de Nice est inauguré en 1990 et fait partie d’un ensemble culturel comprenant notamment le Théâtre National de Nice, la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale et le Forum de l’urbanisme. Ce complexe est aujourd’hui relié à la Coulée verte, immense parc urbain de 12 hectares rejoignant le bord de mer. Il répond à l’ordonnance architecturale de la Place Garibaldi et a été conçu par les architectes Yves Bayard et Henri Vidal. L’architecture du musée concilie deux éléments : la planification urbanistique sarde et l’utopie exotique de la Belle époque. Une monumentalité inspirée par les principes du classicisme (plan carré, arcature) répond à l’ordonnance de la Place Garibaldi. Un jeu optique lie les tonalités ocre rouge du soubassement aux surfaces lisses en marbre de Carrare des tours sur lesquelles se découpent les oliviers transposant la nature méditerranéenne. La collection suit l’histoire des avant-gardes européennes et américaines des années 1960 à nos jours avec près de 1200 œuvres et plus de 300 artistes. Elle témoigne du rôle privilégié qu’a joué Nice dans ces mouvements novateurs et ses liens avec les États-Unis. La surface disponible est d’environ 4500 m² sur trois niveaux totalisant 10 salles d’exposition. Les façades du musée ont été investies par cinq artistes de la collection permanente : Arman, Alain Jacquet, Claude Viallat, Sol LeWitt et Éric Michel. L’entrée principale et la boutique du musée se trouvent au niveau du parvis qui abrite également l’auditorium et la galerie contemporaine. Cette galerie, d’environ 250 m², montre de jeunes artistes confirmés ou des chapitres particuliers de l’art contemporain.

Nouveau Réalisme/ Niki de Saint Phalle/ Yves Klein
Nissa Bella (Titre attribué : Portrait de France), Martial Raysse, 1964 © ADAGP, Paris, 2015. Photographie M. Anssens.

Nissa Bella (Titre attribué : Portrait de France), Martial Raysse, 1964, report photographique sur feutrine marouflée sur contreplaqué, acrylique et néon sur toile
180 x 120 x 15 cm, signé en mars 1996, MAMAC

Après avoir franchi la Galerie contemporaine au rez-de-chaussée et le premier étage du musée, consacrés tous deux aux expositions temporaires, l’escalier, joignant le premier étage au deuxième, a été recouvert entièrement de feuilles de plomb aux tonalités sourdes, éveillées par les lumières de bougies disposées sur les parois : le Sans-Titre (2003) de Paolo Calzolari. La première salle du deuxième étage est consacrée au groupe des Nouveaux réalistes et leur geste fondamental d’appropriation du réel, avec César, Martial Raysse, Arman, François Dufrêne, Raymond Hains et Mimmo Rotella. Le mouvement est fondé le 27 octobre 1960 par une déclaration constitutive rédigée par le critique d’art Pierre Restany, au domicile d’Yves Klein à Paris. L’année 1960 apparaît aujourd’hui comme l’année charnière pour les avant-gardes de l’après-guerre. Le point commun réunissant les Nouveaux réalistes, groupe constitué au départ de personnalités très diverses, est celui d’un même refus de l’abstraction triomphante de l’école de Paris. Ces artistes prennent conscience d’une « nature moderne » : celle de l’usine et de la ville, de la publicité et des mass-media, de la science et de la technique à un moment donné de la société de consommation. Ils engagent l’objet dans une nouvelle aventure, en proposant une relecture du ready-made de Marcel Duchamp tout en exploitant la charge poétique des objets trouvés : objets de rebut, décollages d’affiches, assemblages, compressions ou accumulations. Le dixième anniversaire qui marque également la fin du mouvement a lieu en novembre 1970 à Milan. En regard du Nouveau Réalisme a été constituée une collection de Pop Art américain, mouvement ancré dans la culture populaire, détournant l’iconographie des médias mais aussi ses procédés, avec des œuvres de Roy Lichtenstein, Claes Oldenburg, Robert Rauschenberg et Tom Wesselmann.  

En octobre 2001, Niki de Saint Phalle a consenti une donation exceptionnelle à la Ville de Nice de plus de 190 œuvres. Après la rétrospective consacrée à l’artiste en 2002, la seule femme du Nouveau Réalisme, une salle du musée présente de façon pérenne une partie significative de la donation, associée avec un dépôt à long terme d’œuvres de Jean Tinguely. Le choix des œuvres s’est fixé sur les séries majeures de l’artiste : les « Tirs », les « Mariées » et les « Nanas », ainsi que les « Animaux fantastiques ». En 1961, l’artiste utilise la carabine pour réaliser la série des « Actions-Tirs » dans son atelier à Paris. Avec cette démarche proche du happening, elle crée des « Tableaux-Tirs », panneaux de plâtre à la surface boursouflée, assemblages hétéroclites contenant des sachets de couleurs fluides, sur lesquels le spectateur est invité à tirer à la carabine sur l’emplacement de son choix. Par ce geste, il libère les couleurs qui se déversent en longues coulures et éclaboussures sur le blanc du plâtre. De cet acte de destruction, naît une œuvre nouvelle régit selon la loi du hasard. Cette action exutoire est également une proclamation parodique de la mort de l’art. Dès 1963, Niki s’oriente vers les « Mariées », personnages hybrides alliant papier mâché, fils et étoffes collés, multiples objets et jouets grouillant sur les épaules de représentations archétypales de la femme. C’est en 1965, lors de la série des « Nanas » que Saint Phalle connaît la plus grande popularité, une réconciliation produite autour de cette figure féminine à première vue débonnaire, humoristique et rebondie. Les « Nanas » sont tout d’abord faites de fils, de rubans sur carcasses de treillage métallique, parfois à l’état de tronc et rappelant les « Vénus » Paléolithiques. Les silhouettes replètes et généreuses des « Nanas », sont les images éternelles de la maternité triomphante et de la féminité. Les qualités plastiques du polyester, cette nouvelle matière qui permet la polychromie et l’obtention d’un aspect net et frais, n’échappe pas à l’artiste. Elle crée une série de « Vénus » rebondies sautillant sur leurs petits pieds, virevoltant en tous sens. Niki évoluera ensuite dans le registre de la sculpture bien souvent monumentale, dont certaines sont habitables, dont le Jardin des Tarots en Toscane qui en représente le chef d’œuvre.

Anthropométrie (ANT 84), Yves Klein, 1960 MAMAC © Yves Klein / ADAGP, Paris 2015. Photographie. M. Anssens.

Anthropométrie (ANT 84), Yves Klein, 1960, pigment pur et résine synthétique sur papier marouflé sur toile
155 x 359 cm, MAMAC 

La salle dédiée à Yves Klein est possible grâce à un important dépôt consenti par ses ayants-droit. La passerelle ouvre le parcours sur une biographie documentée et des vidéos. L’artiste met au point un bleu outremer particulier qu’il nommera I.K.B (International Klein Blue), selon le concept d’imprégnation de la matière par l’énergie spirituelle. Les premières « Anthropométries » sont présentées en public à la Galerie internationale d’Art contemporain à Paris en mars 1960.  Lors de cette performance, trois modèles nus appelés des « pinceaux femmes », couverts d’I.K.B, rampent et se traînent sur le sol recouvert pour l’occasion de papier. Tout ceci sous la direction de Klein, en véritable « chef d’orchestre » de cette action. La valeur esthétique et spirituelle de « l’époque bleue » de la fin des années 1950 est illustrée par  l’exposition du pigment pur IKB, une Éponge, une Vénus et des « Anthropométries ». L’artiste manipule également les forces du vide, sculpte l’eau et le feu et invente l’architecture de l’air. Les premiers monochromes, les Peintures de Feu, les Cosmogonies et la Déclaration constitutive du mouvement complètent cet hommage.

École de Nice/ Abstraction et Figuration américaines / Terrasses et parvis

 

Cambra de Ben (Titre attribué : Le Musée de Ben), Ben, 1990 - 1999  MAMAC © ADAGP, Paris 2015. Photographie, M. Anssens.

Cambra de Ben (Titre attribué : Le Musée de Ben), Ben, 1990 - 1999, Oeuvre en 3 dimensions, Installation, Objets divers, 350 x 500 x 350 cm, MAMAC

Dès la première salle du troisième niveau est présentée une synthèse de l’école de Nice regroupant ses acteurs essentiels dans l’objectif d’appréhender ce qu’a été la jeune création locale. Cette impulsion est à l’image du bouillonnement artistique niçois des années 1960 à 1980.  Le mouvement Fluxus, catalysé par Ben à travers l’œuvre Cambra de Ben, fut très actif à Nice de 1963 à 1973 ; il se caractérise par sa volonté de concilier l’art et la vie par une série d’actions. Parallèlement, les artistes de Supports/Surfaces et le Groupe 70 remettent en cause les définitions classiques de la peinture en montrant la réalité de la toile sans châssis et sans cadre ; ces mouvements sont illustrés par Marcel Alocco, Bernard Pagès, Claude Viallat et Max Charvolen. Par ailleurs, débordant le cadre des mouvements constitués, l’Ecole de Nice s’exprime à travers de fortes individualités échappant à toute classification comme Albert Chubac, Claude Gilli, Robert Malaval, Serge III, Sosno ou encore Ernest Pignon-Ernest. Une partie de la salle fait place à des artistes italiens issus de l’Arte Povera. Ces derniers utilisent des matériaux humbles, voire « pauvres », comme pour signifier un détachement volontaire vis-à-vis des acquis de l’art classique : L’Étrusque et la voie romaine de Michelangelo Pistoletto, suivi du Lit Étrusque de Pier Paolo Calzolari.

L’abstraction américaine et l’Art Minimal des années 1960 est incarnée dans la salle suivante par Morris Louis (et ses coulures de peinture imprégnées dans la toile vierge), Frank Stella (dont les organisations géométriques de couleurs pures déterminent la forme finale), Sol LeWitt ou Richard Serra. Ces artistes abordent la peinture et la sculpture dans son aspect le plus essentiel, la forme étant le contenu. Ils ont en commun le goût des grands formats impliquant une confrontation physique du spectateur à l’espace pictural. L’abstraction américaine a été, au sortir de la seconde guerre mondiale, le principal vecteur d’un art proprement américain émergeant sur la scène mondiale, sous le nom d’Expressionnisme abstrait, face à l’abstraction européenne représentée alors principalement par l’Ecole de Paris. Sur cette base, une deuxième génération d’artistes tous représentés dans les collections du musée, celle de l’Abstraction post-picturale, allait confirmer le renom de l’abstraction américaine.

En pendant au Nouveau Réalisme, la Figuration américaine est enrichie par Andy Warhol, Robert Rauschenberg, Barbara Kruger et Robert Longo, œuvres datant des années 1980 à 2000. 

Certaines œuvres du MAMAC ont fait l’objet de commandes pour des réalisations in-situ. En 2005, le musée passe commande auprès de l’artiste anglais, David Tremlett, pour la décoration de la volute d’escalier du troisième étage menant aux terrasses : Drawing for S. (2005), peinture aux pastels de compositions abstraites. Stopping And Going on (2008),présentée en face, est une peinture murale Richard Long qui fut réalisée à la suite d’une exposition en 2008 consacrée à l’artiste. Sur un fond de peinture noire, celui-ci a travaillé la terre, l’un de ses matériaux favoris.

Toit-Terrasse du MAMAC © ADAGP, Paris, 2015. Photographie M. Anssens.

Toit-Terrasse du MAMAC 

Les terrasses offrent une vue panoramique sur la ville et propose des œuvres d’Albert Chubac ainsi que le Mur de Feu de Klein, activé lors d’évènements exceptionnels.

A travers la fontaine du Monstre du Loch Ness de Niki de Saint Phalle et le Stabile-mobile de Calder, la promenade sur le parvis du musée parachève cet ensemble.

Informations pratiques
Accès

MAMAC, Place Yves Klein, 06364 Nice cedex 4

Entrée libre et gratuite

L’ensemble du musée (à l’exception des terrasses) est accessible aux personnes à mobilité réduite. Ascenseur à la sortie du parking Promenade des Arts (niveau rue) et à la sortie du restaurant C’Factory (niveau esplanade).

Tramway: arrêt Garibaldi
Bus : www.lignedazur.com
Bus 4, 7, 9, 10: arrêt Klein/Defly
Bus 16, 6: arrêt Pont Barla ou Promenade des Arts
Bus 17 : arrêt Pont Barla ou Defly
Bus 3 : arrêt Garibaldi ou Cathédrale-Vieille Ville
Parkings: Promenade des Arts, Marshall

Contacts

Téléphone: +33 (0)4 97 13 42 01 / Fax : +33 (0)4 97 13 42 02
Courriel : mamac@ville-nice.fr
Site : www.mamac-nice.org 

Ouverture 

Tous les jours de 10 h à 18h sauf le lundi, le 1er  janvier, le dimanche de Pâques, le 1er  mai et le 25 décembre. Dernière entrée à 17h30.

Visites commentées / Atelier d’arts plastiques

Tous les mercredis sans réservation, 5 € / personne (visite à partir de 3 personnes) :

- à 10h30, visite en famille.
- à 15h, visite adultes de l’exposition temporaire ou des collections permanentes.

Groupes sur réservation, 16 à 30 personnes : 80 € / groupe. Possibilité de visite en anglais.
Groupes scolaires : visite gratuite pour les établissements de Nice, 20 € pour les établissements hors Nice.

Pour plus d’informations, merci de consulter le site.

- Atelier enfants (6 à 11 ans) sur 5 jours aux vacances scolaires (excepté Noël).
- Atelier adolescents (12 à 16 ans) sur 5 jours au mois de juillet.
- Atelier adultes chaque mercredi de 18h à 20h.
- Atelier/visite pour les scolaires. Pour plus d’informations, merci de consulter le site.

Consignes pour les groupes

Pour des raisons évidentes de sécurité et de respect vis-à-vis des œuvres, des autres visiteurs du musée et de la médiatrice, les élèves et leurs accompagnateurs devront observer quelques consignes. Merci par avance de votre compréhension.

- Adopter un comportement silencieux et calme (téléphones portables interdits),
- Rester groupés pendant tout le déroulement de la visite,
- Pour d’éventuelles notes, seuls les crayons à papier sont tolérés,
- Les groupes n’ayant pas réservé se verront être acceptés sous certaines conditions.

Centre de documentation

 Fonds documentaire spécialisé en art du XXème siècle. Accessible aux chercheurs et professionnels de musée, les mardi, mercredi et jeudi, de 14h à 17h, sur rendez-vous.

Paiement

Chèques ou espèces. Carte de crédit acceptée uniquement à la boutique. La boutique diffuse les créations du design contemporain.

Photographies 

Autorisées sans flash et sans pieds.