L’architecture contemporaine dans les Alpes-Maritimes (1980-2015)

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Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le département des Alpes-Maritimes est devenu un haut lieu de l’architecture contemporaine.

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L’origine au XIXe siècle

La création architecturale dans les Alpes-Maritimes  trouve ses origines dès la fin du XIXe siècle.  

L’accueil des hivernants, population aisée en provenance de l’Europe du Nord implique de les accueillir – essentiellement dans des palaces ou des villas luxueuses- et de leur proposer un cadre de vie – les casinos, les jardins.

Sur La Côte d'Azur, lieu de villégiature, sont érigés l'Observatoire de Nice et le Casino de Monaco de Charles Garnier, la villa Masséna à Nice et l’actuel Palais de l’Europe à Menton de Tersling, l'hôtel Régina de Biasini, le Palais de la Méditerranée de Charles et Marcel Dalmas ...

Se développe en quelques années le phénomène touristique qui donne naissance à la période la plus faste de l'histoire du pays. En quelques décennies, la pauvreté fait place à la richesse, (se produit) la rencontre de populations à haut niveau de vie, celles de toutes les capitales, les principautés et tous Etats de l'Europe, avec les indigènes du littoral niçois, surpris de constater la puissance de l'aristocratie européenne et n'imaginant pas ce que pouvait être l'opulence des puissants.
P. Raybaut, « les sources régionales du pays de Nice »

Les prémices et quelques architectures contemporaines avant 1980

Ainsi, pour la période 1945-1980, une centaine d’édifices ont été labellisés « patrimoine du XXe siècle ». Les réalisations de cette période s’inscrivent autour de plusieurs lignes de force : écho du futurisme, esprit du Bauhaus, courants « brutaliste », culturaliste ou des « architectures sculptures ». Ceux-ci ont inspiré des architectes souvent méconnus, du cabanon de Corbusier à la Fondation Maeght de Josep lluis Sert.

Au début du XXe siècle, de riches familles décident de bâtir leur résidence de villégiature en face de la Méditerranée sur les terrains encore vierges de construction, leur séjour devenant estival à partir de 1920. Les styles sont éclectiques, entre le régionalisme et la modernité, dans une extrême variété de l'architecture.

Il faut retenir, en préalable, la villa E 1027 d'Eileen Gray (1926-1929), le cabanon (1949-1950) et les unités de camping (1956) de Le Corbusier à Roquebrune-Cap Martin. Ces deux réalisations sont emblématiques du modernisme en architecture, associant le concept à la forme et aux techniques.

Villa E 1027, Roquebrune-Cap-Martin, Eileen Gray, 1929

Cabanon, Roquebrune-Cap-Martin, Le Corbusier, 1950

Chapelle, Saint-Martin-de-Peille, Georges Buzzi, 1952

Unités de Camping, Roquebrune-Cap-Martin, Le Corbusier, 1956

Gare maritime, Cannes, Georges Buzzi, 1957

Villa André Bloc , Antibes, Claude Parent, 1961

Bâtiment IBM, La Gaude, Marcel Breuer, 1962

Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence, Josep Lluís Sert, 1964

Faculté de Lettres, Nice, Lagneau-Weil-Dimitrijevic, 1967

Marina Baie des Anges, Villeneuve-Loubet, André Minangoy, 1969

Villa Arson, Nice, Michel Marot, 1972

Fondation Hartung-Bergman, Antibes, Hans Hartung, 1972

Palais Bulle, Théoule-sur-Mer, Antti Lovag, 1980

Quelques exemples d’architectures après 1980 dans les Alpes-Maritimes

Après 1980,  les œuvres de qualité se font plus rares, malgré les milliers de bâtiments qui viennent submerger la plupart des communes de la région. La prise de conscience des dérives des idéaux du Mouvement moderne (production d’ensembles monotones et impersonnels, médiocrité des constructions, déstructuration des tissus urbains anciens, perte du savoir-faire des artisans…) a suscité chez une nouvelle  génération d’architectes des créations de grande qualité soucieuses de leur environnement, qu’ils soient urbain ou naturel. Musées, écoles, collèges, médiathèque, places, église, villas, résidences de vacances, hôtels…tous les types de bâtiments ont été explorés avec succès, nous invitant à faire l’expérience de la découverte de ces espaces in situ.

Le Musée des arts asiatiques de Nice

Réalisé par le célèbre architecte japonais Kenzo Tange, le Musée des Arts Asiatiques de Nice se veut être un lieu d'échanges et de dialogues entre les arts asiatiques et la culture occidentale. Le musée s'articule autour de quatre espaces présentant des œuvres remarquables des civilisations chinoise, japonaise, cambodgienne et indienne. 

Espace de l'Art Concret

L’Espace de l’Art Concret est né en 1990 de la volonté des collectionneurs, Sybil ALBERS et Gottfried HONEGGER, et du maire, André ASCHIERI. Ce projet artistique et culturel est lié à l’éducation du regard. L’action se développe autour de trois pôles : la conservation et la valorisation, la programmation d’expositions temporaires, et l’action éducative. La collection de la Donation ALBERS-HONEGGER offre une vision élargie de l’art concret, constituée d’œuvres abstraites, géométriques ou construites. Les expositions thématiques permettent une réflexion sur l’art et la société ainsi que des confrontations entre les diverses formes d’expressions artistiques.

Médiathèque Albert Camus, Antibes, 2006
19 bis, boulevard Chancel
Architectes : Pierre RIBOULET et Bruno HUERRE

La construction de la Médiathèque s’inscrit dans le cadre du développement culturel d’Antibes et de la Communauté d’Agglomération de Sophia-Antipolis (CASA). En 1999 le projet est entériné par le conseil municipal, en 2000 Pierre Riboulet et son associé Bruno Huerre remportent le concours d’architecture lancé par la ville d’Antibes Juan Les Pins.

L’édifice d’une grande sobriété symbolise l’accessibilité de la culture : « La bibliothèque est un monde clos, ouvert sur le monde» Pierre Riboulet. Les façades longitudinales de béton de ciment blanc lissé, d’une grande plasticité, sont animées par un jeu subtil de pleins et de vides. Cependant les architectes privilégient l’articulation interne du bâtiment à son apparence extérieure.

La Médiathèque Albert Camus, fidèle aux principes de la modernité, est une architecture contemporaine sobre, lumineuse, fonctionnelle tournée vers le confort de l’utilisateur.

L’édifice comporte trois niveaux principaux. La façade principale, soulignée par des lignes horizontales filant d’un bout à l’autre du bâtiment, comporte des ouvertures en longueur, une loge centrale vitrée, des parois en saillie et des terrasses.

Au cœur du bâtiment, l’atrium facilite l’orientation du public, sa luminosité est due aux canons à lumière, des tubes creusés dans la toiture canalisant et orientant l’éclairage zénithal vers l’intérieur. Pour obtenir un espace de consultation sans cloisonnement et une circulation fluide, des plateaux en demi-niveau soutenus par des colonnes et disposés de part et d’autre du hall central, sont reliés entre eux par des escaliers et des rampes offrant un espace de déambulation du haut en bas du bâtiment.

Architecte et urbaniste, Pierre Riboulet (1928-2003) fut membre des CIAM (Congrès Internationaux d’Architecture Moderne) co-créés par Le Corbusier et destinés à promouvoir une architecture et un urbanisme fonctionnels. Il est membre fondateur de l’Atelier de Montrouge en 1958 avec quatre associés héritiers des idées « corbuséennes » (grand prix national de l’architecture en 1981). En 1988 il reçoit la médaille de l’Académie d’architecture pour l’ensemble de son œuvre.
Né en 1962 Bruno Huerre est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris en 1990, puis collaborateur de Pierre Riboulet de 1994 à 1998, avant de créer sa propre agence en 1998.

 Les deux architectes sont les défenseurs de ce que Pierre Riboulet nommait « la légitimité des formes » qui traduisent les besoins exacts de l’utilisateur.

Palais des Victoires, Cannes La Bocca, 2006
2 Avenue Maurice Chevalier
Architecte : Roberto FERREIRA

Cannes ayant été qualifiée en 2003 de «ville la plus sportive de France», le Palais des Victoires a été offert à ses clubs sportifs méritants : le RC Cannes et l’AS Cannes Volley-Ball.
La salle omnisports répond aux exigences d’un espace à usages polyfonctionnels qui peut accueillir 4000 spectateurs assis et des tribunes modulables.
L’opération initiée par la ville de Cannes – maître d’ouvrage – a fait l’objet d’une démarche HQE (Haute Qualité Environnementale). Par soucis d’économie, les architectes ont opté pour une peau en acier corten évitant tout entretien ultérieur, et une forme polygonale réduisant la surface de l’enveloppe, de façon à garantir une parfaite isolation thermique.

Le Palais des Victoires se distingue par la singularité de son enveloppe architecturale et sa couleur oxydée. Sa carapace octogonale façonnée en biseaux et en surplombs évoque la forme d’un origami géant (art japonais du pliage du papier).
Les matériaux sont essentiellement issus de l’industrie : peau en acier Corten (patine rouge-orangée), baies vitrées en verre feuilleté armé, charpente métallique tridimensionnelle en acier.
Le système de fixation invisible des panneaux préfabriqués (appelés cassettes), accentue l’effet de planéité des façades et leur mise en valeur.
Proche de l’esthétique d’un bâtiment industriel, ce style architectural aux formes complexes est très éloigné du mouvement moderne.

Né en 1943, Roberto Ferreira exerce sa profession d’architecte en Argentine avant de s’installer à Barcelone en 1978 pour y réaliser des projets culturels. Associé à Eliana Crubellati en 1993, ils adoptent le nom de RFArq et centrent leurs activités sur des complexes sportifs. Avec de nouveaux associés, l’agence réalise de nombreux édifices publics en Espagne et en France couvrant différents domaines : scolaire, sportif, administratif, culturel … « Respectueux de leur environnement proche, nos projets n’inventent rien mais veulent répondre au plus juste aux problématiques exposées par ses maîtres d’ouvrages».

Terminus du tramway de Las Planas, Nice, 2004-2006
Boulevard Henri Sappia
Architecte : Marc BARANI

© droits réservés

Projet de l'aménagement du Terminus du Tramway

En 1998, pour remédier aux problèmes de circulation dans la ville, la CANCA, Communauté d’Agglomération Nice-Côte d’Azur lance une concertation en vue de la mise en place d’un réseau de tramway.
La réalisation du pôle multimodal du tramway est confiée à l‘Atelier Marc Barani. 

Situé à l’entrée nord de la ville, sur une colline, l’ensemble architectural s’intègre harmonieusement dans son environnement. Inscrit dans la pente, il offre au premier niveau une vue exceptionnelle sur la ville la mer et les collines. Toutefois le projet ne se réduit pas à une infrastructure technique, c’est aussi un projet urbain et  social.

L’architecture de style contemporain associe des matériaux naturels comme le bois clair, les pierres sèches, au béton armé lissé, aux parois de verre armé laiteuses ou translucides, et aux fines rambardes d’acier.

L’ensemble architectural profondément creusé dans la colline bénéficie d’une ambiance climatique confortable, une toiture végétalisée permet de compléter efficacement l’isolation (une partie de l’eau de pluie est absorbée, l’autre est récupérée).

Le sous-sol est éclairé par des puits de lumière naturelle traversant chaque niveau. Les bâtiments techniques ainsi que les ateliers de maintenance comportent des piliers de béton et d’acier libérant l’espace, ouverts sur l’extérieur grâce à d’immenses baies vitrées transparentes ils offrent une proximité intéressante entre les passants et les ouvriers.

Né en 1957 à Menton, Marc Barani est diplômé de l’École Nationale Supérieure d’architecture de Marseille en 1983. Lauréat du Prix de l’Équerre d’argent en 2008 et finaliste du Prix Mies van der Rohe en 2009 pour le pôle multimodal du tramway de Nice, il remporte en 2013 le Grand Prix National de l’Architecture pour l’ensemble de son œuvre.
Sa conception de l’architecture est nourrie de son expérience d’anthropologue : «L’architecture est la science des correspondances subtiles», elle doit se préoccuper en premier lieu du mode de vie des personnes car elle est conçue pour être habitée.

Collège Jules Verne, Cagnes-sur-Mer, 2008
1 Rue Jules Verne 06800
Architectes : FRADIN WECK

Le Conseil Départemental des Alpes Maritimes -Maître d’ouvrage- décide la démolition et la reconstruction du collège de Cagnes-sur-Mer. Le nouvel établissement public de 600 élèves est construit sur le site initial, son programme comprend la création d’un bâtiment d’enseignement, un préau, une galerie, la réhabilitation du gymnase et de la demi-pension, mais aussi la requalification de la rue Jules Verne.
Actuellement, le bâtiment d’enseignement est implanté au sud de la parcelle, bordé par une large bande de verdure, une grille bordée d’arbres, un trottoir de goudron rouge, une piste cyclable, une rue élargie et une rambarde en bois faisant office d’écran acoustique. Tout contribue à requalifier l’espace public.

Entre l’édifice, le parcellaire, la voirie et l’espace public, le rapport est harmonieux. L’écriture architecturale raffinée, les beaux espaces publics attenants, le vaste parvis à l’entrée du collège, donnent au bâtiment une nouvelle lisibilité qui affirme sa vocation d’établissement scolaire.

L’architecture est contemporaine, à basse consommation énergétique, et utilise des matériaux tels que le béton armé blanc coulé sur place, le béton blanc préfabriqué et le verre.

Le parallélépipède en béton de 100 mètres de longueur par 19 mètres de largeur est implanté de façon cohérente par rapport aux bâtiments existants. La finesse de la façade linéaire apporte beaucoup d’élégance au bâtiment. Le brise-soleil rectiligne composé de 22 éléments préfabriqués en béton blanc, permet une parfaite horizontalité sur toute la longueur de l’édifice.

L’ensemble contribue à la protection acoustique et thermique des locaux d’enseignement qui font eux-mêmes office d’écran en protégeant du bruit de l’autoroute la vaste cour de récréation.

Après une activité libérale individuelle, Jacques Fradin et Jean-Michel Weck Associés ont créé leur agence en 1997 à Aix-en-Provence. Leur activité est essentiellement tournée vers les marchés publics : équipements scolaires, universitaires, de santé, logements, bâtiments tertiaires et d’activité. Pour les architectes, il n’y a pas d’esthétique sans une éthique architecturale qui participe à l’affirmation d’un parti, à la relation à autrui et au respect de l’environnement.

Le Musée Cocteau, collection Séverin Wunderman, Menton

Le musée Jean Cocteau Collection Séverin Wunderman a été conçu par l’architecte Rudy Ricciotti pour la ville de Menton. Ouvert au public depuis novembre 2011, le musée présente sur près de 2700m², la plus importante collection publique consacrée à l’œuvre de Jean Cocteau. 

Stade Allianz Riviera, Nice, 2011-2013
Quartier saint-Isidore
Architecte : Agence WILMOTTE & Associés SA /VINCI Concessions

La métropole Nice Côte d’Azur a pris la décision de doter le club de football de l’OGC Nice d’un équipement sportif multifonctionnel au cœur de l’Eco-Vallée du Var (l’une des treize Eco-Cités de France sélectionnées par l’État).

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Stade Allianz Riviera

En 2009 un concours international, en partenariat public privé, est lancé par la ville de Nice, maître d’ouvrage. Il s’agit d’élaborer en zone sismique un complexe global s’inscrivant dans une démarche de développement durable pour en faire un lieu de vie et de loisirs ouvert à tous. Le programme comprend un stade modulable de 35 000 places dédié au football ainsi qu’à d’autres manifestations, le Musée National du Sport délocalisé de Paris, et un programme immobilier intégrant une zone commerciale aménagée dans le socle du stade. Le chantier, d’une exceptionnelle rapidité, ne durera que vingt-cinq mois de 2011 à 2013.

L’ouvrage monumental séduit par son esthétisme et sa structure tridimensionnelle qui affirme l’unité du bâtiment en jouant le rôle de façade et de toiture. Sa forme compacte en anneau fermé, de plus de 40 m de hauteur, délimite un espace central englobant un terrain en gazon naturel. Perméable au regard et à la lumière, l’enveloppe transparente dévoile le squelette de la charpente et donne au stade une silhouette aérienne qui répond bien au risque sismique.
Les matériaux utilisés pour la construction sont le béton, l’acier, le bois en lamellé-collé et la résine translucide.

L’architecture éco responsable permet d’utiliser des ressources renouvelables.

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Stade Allianz Riviera

Une ventilation naturelle aère l’enceinte lorsque le stade est en mode opératoire (murs soufflants captant les vents de la plaine du Var); un dispositif de géothermie prélève la chaleur de la Terre pour produire de l’eau chaude sanitaire et du chauffage; la récupération des eaux de pluie dans quatre bassins permet l’arrosage de la pelouse en toute autonomie; une centrale photovoltaïque installée sur le toit avec 7.500 m² de panneaux solaires permet au stade de produire plus d’énergie qu’il n’en consomme (énergie positive) ; l’usage massif du bois pour la charpente a permis d’économiser 3000 tonnes d’émission de CO2 par rapport à une structure classique.

L’Agence internationale Wilmotte & Associés agit dans cinq domaines fondamentaux : l’architecture, l’urbanisme, l’architecture d’intérieur, la muséographie et le design. Sa production variée s’adapte à toutes les échelles depuis la conception d’un mobilier urbain à celle d’une ville.

Il n’y a pas de style Wilmotte, mais plutôt une esthétique, car il est apprécié pour l’harmonie de ses espaces, la qualité de ses matériaux, la sobriété de ses lignes et l’élégance de ses projets 

Jean-Michel Wilmotte assimile son stade à un cocon,  » un lieu doux, sécurisant, non anxiogène ». il aspire à ce qu’une architecture dans laquelle on se sent à l’aise puisse changer l’image du sport trop souvent associée à des actes de violence.

D’autres architectures contemporaines incontournables après 1980

Le MAMAC

Situé au cœur de la ville, le MAMAC de la Ville de Nice est inauguré en 1990 et fait partie d’un ensemble culturel comprenant notamment le Théâtre National de Nice, la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale et le Forum de l’urbanisme. 

Eglise-Mairie, Valbonne, Pierre Fauroux, 1990

Résidence Costa plana, Cap d'Ail, Jean Nouvel, 1991

Cimetière Saint Pancrace (extension), Roquebrune-Cap-Martin, Marc Barani, 1993

INRIA, Valbonne Sophia-Antipolis, Jacques Ferrier, 1998

Palais de Justice, Grasse, Christian de Porzamparc, 1999

Aéroport Nice-Côte d'Azur (t.2), Nice, Paul Andreu, 2000

Médiathèque de Mouans-Sartoux, Philippe Gazeau, 2000

BMVR Louis Nucera, Nice, Chapus-Bayard, 2002

Villa La Voile, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Norman Foster, 2002

Cité artisanale, Valbonne, Comte-Vollenweider, 2007

École Les Cigales, Beausoleil, Calori-Azimi-Botineau, 2007

Et

Yacht club, Monaco, Norman Foster, 2014

Tour Odéon, Monaco, Alexandre Giraldi-Vinci, 2015